Qu’est-ce qui fait que nous avons le sentiment d’avoir perdu la joie de vivre ?

 

Souvent, nous avons perdu la capacité d’être dans la spontanéité, dans le jeu comme le font les enfants de manière naturelle. En tant qu’adultes, on nous a bien appris qu’il fallait être sérieux et nous avons malheureusement pris cette recommandation à ce point au sérieux que nous avons simplement perdu de vue que cette capacité d’être dans la joie de vivre – y compris sans raison – était un moteur puissant pour notre créativité, notre enthousiasme, notre vitalité, notre énergie au sens large. Si vous cherchez un anti-oxydant, ne cherchez pas plus loin, en voilà un – toujours à portée de main et peu onéreux !

 

Pour commencer, je vous invite à pratiquer régulièrement quelques exercices d’échauffement :

1er exercice.

Je vous invite à mettre une musique que vous aimez et qui vous donne envie de bouger. La danse est un bon médium pour être dans la joie. Les enfants bougent spontanément quand une musique leur plaît, vous avez remarqué ? Une suggestion : vous pouvez le faire lors de tâches un peu barbantes – du style la vaisselle ou en repassant. Si vous déléguez ces tâches, il va falloir vous y remettre… je blague !

 

2ème exercice.

Fermez les yeux et rappelez-vous un souvenir qui a suscité le sentiment d’une grande joie de vivre chez vous et maintenez cette émotion pendant 17secondes (ou plus). La raison de ces 17 secondes tient au fait qu’on a remarqué que cela générait une sorte de spirale positive, qui va attirer d’autres émotions positives et vous permettre d’atteindre un état vibratoire plus élevé – très utile pour manifester les choses que vous désirez. Vous pouvez aussi vous servir de cet exercice dans les moments où le moral n’est pas au beau fixe, pour changer votre état émotionnel.

3ème exercice. 

Cet exercice peut vous mettre légèrement mal à l’aise au début mais il en vaut vraiment la chandelle. Faites comme si vous étiez heureux en souriant, cela transmet un signal puissant à votre cerveau (mais aussi à l’Univers) que vous êtes heureux, que vous acceptez la joie, que vous portez votre attention sur la joie. Je ne sais pas si je l’ai déjà dit dans un autre article du blog mais sachez que votre subconscient ne sait pas faire la différence entre ce qui est simulé (lorsque vous faites semblant, lorsque vous faites comme si) et ce qui est réel. Pour vous aider, pensez à des choses qui vous mettent en joie, des films comiques, des amis, des blagues qui vous font rire… Vous pouvez aussi vous aider d’une affirmation telle que « Pourquoi est-ce que je suis chaque jour un peu plus dans la joie ? »  – sans chercher à y répondre consciemment – c’est votre subconscient qui va faire le travail et les occasions d’être dans la joie se présenteront d’elles-mêmes.

Crédit photo: Splash, par Anita Peppers

Crédit photo: Splash, par Anita Peppers

Et maintenant, passons au plat de résistance…

Préparation au dialogue avec votre enfant intérieur

Si vous pratiquez la méditation, la visualisation ou la sophrologie, évidemment, cette partie va vous sembler très facile, pour les autres, faites confiance au processus et jouez le jeu, tout le monde peut y arriver.

Mettez-vous en condition par une musique de relaxation, un cd de méditation et ensuite, imaginez que devant vous se trouve une version de vous, enfant. Laissez venir l’image, ne cherchez pas à obtenir quelque chose.

Si vous obtenez plutôt une sensation qu’une image, ou des sons, ou bien une odeur ou encore un goût, c’est bon aussi, acceptez ce qui vient. Cela vous relie à une époque de votre enfance qui a le plus besoin d’être recontactée.

 

Le dialogue avec votre enfant intérieur

Présentez-vous (pour ne pas l’effrayer ou qu’il vous prenne pour l’un de vos parents).

Excusez-vous de ne pas vous être mieux occupé(e) de lui jusqu’à présent et proposez-lui de faire plus de choses avec lui (faites cela sincèrement). Demandez-lui s’il accepte de parler avec vous. Une fois que vous avez son accord, demandez-lui s’il y a maintenant quelque chose qu’il souhaiterait faire et dont il a particulièrement envie.

Si cela vous semble tellement farfelu que nous n’oseriez le faire (plus vous le ferez, moins vous aurez d’appréhension), suggérez-lui quelque chose de plus simple.

Si vous ne pouvez pas le faire immédiatement, proposez-lui de le faire à un moment précis … et faites-le.

Lorsque vous le faites, abandonnez-vous entièrement à la joie de cette action comme si vous étiez cet enfant à cet âge précis.

 

Quelques exemples : manger une «barbe à papa», aller voir un film d’animation pour enfants (si vous n’avez pas encore vu « la Reine des Neiges » et qu’elle est encore programmée), faire de la balançoire, mettre les deux pieds dans une flaque, relire un de vos albums du Père Castor …

Dancing Silhouettes

Savez-vous que les enfants rient en moyenne 300 fois par jour contre à peine 15 fois pour les adultes… c’est assez affolant pour nous encourager à faire cet exercice le plus souvent possible !

Plus vous pratiquerez, plus vous retrouverez cette joie qui n’avait pas disparue mais qui était masquée par d’autres choses  (les responsabilités, le travail, les obligations, les croyances que puisque nous sommes des adultes nous devons être sérieux, les médias qui vous répètent à longueur de journée que c’est la crise… depuis 40 ans).

Remarque : cette technique est partiellement reprise d’un exercice utilisé en Ho’oponopono (méthode hawaïenne de résolution de problèmes).

Cet article est ma contribution à l’événement À la croisée des blogs, organisé ce mois-ci par Brice du blog Sourire au stress sur le thème de la joie de vivre

Louis Szabo